La direction de la Recherche d'UniLaSalle et l'unité AGHYLE vous invitent à assister à la soutenance de HDR de Stéphane Firmin qui se déroulera le mardi 27 octobre 2027 à 14h à UniLaSalle Beauvais (Grand Amphi).
Plasticité des réseaux de communication de l’holobionte végétal : Vers un cadre intégratif reliant la santé des sols et la santé humaine
Jury
- Sylvie Baltora-Rosset, Professeure, Université de Picardie Jules Verne
- Christian Mougin, Directeur de recherche INRAe Versailles
- Simon Labarthe, Directeur de recherche, INRAe Bordeaux
- Philippe Laval- Gilly, Professeur, Université de Lorraine
- Franck Vandenbulcke, Professeur, Université de Lille
Résumé
La toxicologie et l’agroécologie partagent aujourd’hui des enjeux scientifiques communs liés à la compréhension des effets des activités humaines sur les organismes vivants, leurs interactions et, plus largement, le fonctionnement des écosystèmes (habitats). Pourtant, l’intégration de ces disciplines reste encore limitée, alors même que les défis environnementaux et sanitaires nécessitent des approches plus systémiques et interdisciplinaires. Ce mémoire s’inscrit dans cette dynamique en proposant une trajectoire scientifique construite à l’interface entre la santé environnementale, l’écologie fonctionnelle et l’étude des interactions plante–microbiome. Son fil conducteur repose sur l’analyse des effets des contaminants chimiques sur les systèmes biologiques, depuis les mécanismes moléculaires jusqu’au fonctionnement des agroécosystèmes.
La première partie du mémoire aborde mes principales réalisations portant sur la caractérisation des dangers chimiques pour la santé humaine et animale à travers l’étude du devenir des contaminants dans les matrices alimentaires et environnementales, de leurs mécanismes d’action et de leur contribution à l’émergence des maladies chroniques. Progressivement, ces recherches se sont élargies à l’étude des interactions entre les organismes vivants et leur environnement abiotique dans les agroécosystèmes en se structurant autour de l’étude de la rhizodéposition.
Cette évolution conduit à envisager les systèmes biologiques comme des ensembles dynamiques où la réponse aux contaminants émerge de l’interaction entre l’hôte, les communautés microbiennes associées et les caractéristiques physicochimiques du milieu.
Dans cette perspective, mon projet de recherche vise à mieux comprendre comment les propriétés des sols influencent la production et la rhizodéposition par les plantes, ainsi que la nature des signaux moléculaires qu’elle véhicule. Ces travaux visent plus particulièrement à identifier les mécanismes qui conditionnent la résilience du système sol–plante face aux contraintes environnementales et favorisent la transition vers une agriculture plus durable. Au-delà de ses applications agronomiques, cette dynamique de recherche nourrit une réflexion plus large sur l’évolution des méthodes d’évaluation du risque chimique. Elle conduit à proposer une approche holistique intégrant les interactions entre organismes, microbiomes et environnement dans une perspective One Health.
Practical informations
- 14h19 rue Pierre Waguet - 60000 BEAUVAIS